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Un Black Bloc (ou « bloc noir ») est un regroupement éphémère d'individus au cours d'une manifestation, dans le but de mettre en place une foule anonyme non identifiable par la police. Cette stratégie peut servir afin de permettre la réalisation d'actions illégales contre tout ce qui est perçu comme symbole matériel du capitalisme par les anarchistes, ou encore, selon les anarchistes à protéger la manifestation des "attaques policières".
Les Black Blocs sont des structures informelles et décentralisées, sans appartenance formelle ni hiérarchie. Ils sont constitués principalement d'activistes des mouvances anarchistes.






Le gouvernement allemand ferme le site internet d’un groupe radical de gauche impliqué dans les violences du G20
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Le gouvernement allemand ferme le site internet d’un groupe radical de gauche impliqué dans les violences du G20 envoyé par Blackblocs.fr le 27/08/2017 @ 08:08
Présentateur : «Le gouvernement allemand a fermé le site internet d’un groupe de gauche radicale accusé d’avoir incité à la violence lors du sommet du G20 cet été à Hambourg. Une descente de police aux domiciles des militants derrière le site a permis la découverte de couteaux et de matraques.»



Peter Oliver : «Le G20 d’Hambourg le mois dernier a été le théâtre de violences d’un degré et d’une férocité inattendus, à tel point que les services de sécurité allemands semblaient parfois pris par surprise.»

Un Hambourgeois : «A ma connaissance, et je suis d’Hambourg, il n’y a jamais rien eu de tel.»

Peter Oliver : «“Autopsie” pour savoir pourquoi ces scènes de violence ont pu arriver … Le Ministre de l’Intérieur, ici en Allemagne, a décidé de fermer le site internet “Linksunten”, affirmant qu’il a été instrumentalisé pour organiser les violentes scènes qui ont marqué le sommet du G20.»

Thomas de Maiziere (Ministre Allemand de l’Intérieur) : «Tout d’abord, il s’agit d’une interdiction de leur association et non d’un organe d’information. Désormais, la remise en service du site serait immédiatement considérée comme un crime. Si la plateforme continue d’émettre, alors il y aura des raisons d’engager des poursuites, qui suivront certainement à compter d’aujourd’hui.»

Peter Oliver : «Le site internet est soupçonné d’avoir été utilisé pour organiser des attaques contre les services de sécurité, alors que les dirigeants du monde se rencontraient dans un grande réunion. Mais le simple fait de localiser géographiquement le site internet s’est avéré plus difficile que prévu. Nous comprenons que quelques 250 officiers se sont chargés de localiser 5 propriétés dans la zone entourant la ville de Fribourg, afin de connaître la provenance du site internet. L’opération a permis la découverte de nombreuses armes allant de couteaux et matraques à des lance-pierres de précision. Autant d’objets utilisables pour causer de réels dégâts s’ils tombaient dans de mauvaises mains. Cela nous amène à une question : La nouvelle norme est-elle que quand des groupes engagés politiquement comme les Antifa sont impliqués, il faille s’attendre à ce que les scènes violentes que nous avons vues à Hambourg se produisent ? Peter Oliver, RT Allemagne.»

« Zone à défendre » : le jeu collaboratif qui lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes envoyé par Blackblocs.fr le 19/08/2017 @ 17:04
Les zadistes de Notre-Dame-des-Landes et des joueurs amis ont inventé un jeu de plateau aussi coopératif que militant. Le temps d’une partie, les joueurs usent de multiples moyens pour s’opposer à la construction de l’aéroport controversé.


« Entre, j’ai déjà sorti les pièces », lance Robin derrière le comptoir de son magasin Robin des jeux, à Paris. Sur une petite table, un plateau découpé en une multitude de zones, représentant chacune un pan de Notre-Dame-des-Landes : « Ardillières », « Forêt de Rohanne », « Chêne des Perrières »… Autant de cases qui dépeignent les lieux les plus connus des habitués de la Zad. Les pions zadistes y côtoient des ronds bleus où sont dessinées des matraques de CRS. Un immense poing vert compte les points des joueurs sur un flanc du plateau. Encerclant la partie supérieure de terrain, une série de cases va rythmer le jeu : le « Tempo de Valls ».
« Clairement, le jeu est politisé », plaisante Robin, qui a participé à son élaboration. Le projet aura pris son temps : quatre années se sont écoulées depuis l’éclosion de l’idée d’un jeu de plateau sur la Zad. La faute à « une équipe éditoriale hardcore gamer qui ne voulait pas sortir un jeu dont elle n’en serait pas pleinement satisfaite », est-il expliqué sur le blog de ses créateurs. Depuis le financement Ulule, dont la collecte a encaissé 6.457 € sur les 5.000 espérés, le projet aura connu plusieurs maquettes. « La première version était trop dans l’affrontement entre zadistes et forces de l’ordre, se rappelle Robin, le jeu a évolué pour devenir plus coopératif. » Et plus coloré : plateau et jeu de cartes ont reçu les soins de deux dessinateurs, qui y ont apporté une touche humoristique pour détendre l’ambiance d’affrontement.

La coopération est le maître-mot entre camarades de lutte
Même la couleur des pions a été réfléchie, raconte Robin : « Nous ne pouvions pas mettre de pions bleus à cause des forces de l’ordre, mais chacun à une signification. Les rouges sont les communistes, les noirs sont les black blocs, les verts… » Et les jaunes ? « Les sociaux-traîtres ! » rit le gérant, voyant que nous les avons choisis pour une partie d’essai.


La partie s’engage. À chaque tour, des bulldozers accompagnés par les forces de l’ordre entrent par les coins du plateau pour ratiboiser Notre-Dame-des-Landes. Seul ou en équipe, le joueur affronte les éléments « du système », comme le décrivent ses créateurs. La coopération est le maître-mot entre camarades de lutte pour organiser une défense efficace, que ce soit en cultivant des légumes pour nourrir les troupes ou en obtenant des soutiens, matériels ou moraux. Au programme : « monter une radio pirate », « construire une serre », « jet de fumier » ou « câlins »… Les cartes « compétences » proposent un éventail d’actions pour lutter contre l’aéroport. De son côté, le « système », qui avance ses pions automatiquement, pratique une stratégie d’étouffement : chaque affrontement contre les CRS accélère le « Tempo de Valls » et augmente la présence des forces de l’ordre au tour suivant.
Pour remporter la partie, les zadistes en herbe ne doivent pas éliminer les troupes adverses, mais accomplir un nombre suffisant de projets collectifs. En revanche, si plus de neuf cases sont mises en chantier, le bocage de Notre-Dame-des-Landes sera trop endommagé et la partie, perdue. « L’équilibrage a été difficile, nous ne sommes pas des professionnels, rappelle Robin. Nous avions tendance à gagner constamment à force d’y jouer et d’en connaître les rouages. »
Force est d’avouer que, quand la rédaction de Reporterre a ressorti le jeu pour une seconde partie, la tendance était plutôt à perdre sous le poids des bulldozers avant d’arracher la victoire de justesse.
Quant aux recettes de la vente du jeu - il coûte 29 € -, elles seront consacrées au soutien du mouvement de Notre-Dame-des-Landes et à celui d’autres Zad. Mais, cerise sur la barricade, une édition « Free to Print » en licence libre du jeu est disponible pour les porte-monnaie les plus légers.

Alt-left» : l’alt-right fait diversion envoyé par Blackblocs.fr le 19/08/2017 @ 16:58
Le concept, inventé de toutes pièces par l’extrême droite pour désigner et décrédibiliser la gauche radicale, a néanmoins été repris par Trump pour mettre tous les manifestants de Charlottesville sur le même plan.


«Eprouvent-ils un semblant de culpabilité ?» interrogeait mardi Donald Trump à propos de ceux qu’il désigne comme «l’alt-left», qui auraient «chargé avec des clubs de golf» les manifestants suprémacistes blancs. Mercredi, ce sont des activistes d’extrême droite qui reprenaient ce terme d’«alt-left» pour justifier le report de leur manifestation en soutien à l’employé de Google renvoyé pour avoir écrit un mémo sexiste. «L a marche pacifique a été ajournée à cause de menaces terroristes crédibles de l’alt-left», décrit le site web de la mobilisation. «Ce terme ne repose sur aucune réalité, tranche Charlotte Recoquillon, chercheuse à l’Institut français de géopolitique, spécialiste du racisme systémique aux Etats-Unis. Personne ne s’en revendique. Il est utilisé par le s tenants de l’extrême droite pour décrédibiliser la gauche radicale. Mais on ne peut mettre les termes d’"alt-right" et d’"alt-left" sur le même plan. Pour les premiers, c’est une étiquette marketing dont le but est de moderniser, redorer le blason des groupes nationalistes et suprémacistes blancs.»

«Propagande».
Le terme d’«alt-left», lui, n’a vraiment émergé qu’avec l’élection de Donald Trump, en novembre 2016, en réaction à l’intérêt croissant pour les mouvements d’extrême droite, dont on trouve certains représentants à la Maison Blanche. A l’origine, il désignait les groupuscules antifascistes, anarchistes, libertaires, ainsi que les black blocs, classés à l’extrême gauche. Ces derniers mois, ce terme s’est étendu à la gauche radicale, des activistes de Black Lives Matter aux supporteurs de Bernie Sanders. Dans un article de Vanity Fair intitulé «Pourquoi l’alt-left est un problème» et publié en mars, James Wolcott fait un parallèle entre ces activistes qui se revendiquent du socialisme et les tenants de l’alt-right y trouvant «la même haine envers Hillary Clinton, le rejet des politiques identitaires et un besoin de reconnaissance». Une rhétorique très vite reprise par la droite traditionnelle. En mars sur Twitter, l’éditorialiste de la chaîne conservatrice Fox News Sean Hannity interpellait : «La propagande alt-left des médias s’emparera de n’importe quelle fuite pour détourner l’attention de l’espionnage par Obama du président Trump.»

«Matraquer».
La reprise de cette expression par le locataire de la Maison Blanche n’est donc pas une surprise pour Ajamu Baraka, ancien colistier de Jill Stein à la présidentielle de 2016 et représentant de l’Alliance nationale noire pour la paix, lancée en avril. «Il a essayé d’excuser les suprémacistes blancs qui ont manifesté vendredi et samedi à Charlottesville, de leur donner une équivalence morale en les mettant sur le même plan que cette prétendue alt-left, qui n’est qu’un fantasme, assure l’activiste des droits de l’homme. C’est une stratégie politique pour mettre sous une même étiquette tous les partisans de la gauche progressiste qui s’opposent au néofascisme.» Et d’assurer : «Le danger ne se trouve pas seulement dans l’émergence des groupuscules suprémacistes que nous avons vu à Charlottesville, mais aussi dans la consolidation de la droite conservatrice à travers le monde. Les élus républicains sont les véritables tenants du racisme systémique qui prospère aux Etats-Unis. Il n’a pas fallu attendre l’élection de Trump pour le voir pérenniser.»

Des voix se sont ainsi élevées en nombre pour dénoncer l’arrestation, mardi, d’une jeune étudiante afro-américaine ayant participé au déboulonnage d’une statue d’un confédéré, la veille, à Durham (Caroline du Nord). La chercheuse Charlotte Recoquillon : «En invoquant une menace venant de la gauche radicale, la droite fait diversion du problème fondamental de la société américaine : le monopole de la violence est détenu par l’Etat, un Etat qui encourage, par la voix de Trump, ses forces de police à matraquer les jeunes Afro-Américains déjà victimes de la violence dans leurs quartiers.»

Casse-tête envoyé par Blackblocs.fr le 19/08/2017 @ 16:53
Cacher la poussière sous le tapis, faute de mieux. Et si l’enfouissement des déchets nucléaires n’apparaissait plus, à l’horizon 2150, la moins pire des solutions ? Qu’en serait-il de la réversibilité promise par l’Andra ? Dans son récent rapport sur Bure, l’ASN s’inquiète des risques d’incendie que le stockage de colis bitumineux pourrait faire courir au site meusien. L’agence pour la gestion des déchets est donc priée de revoir sa copie.
Ajoutés aux réserves formulées par l’IRSN, ces doutes apportent de l’eau au moulin des anti-Bure. Sans doute les affrontements opposant hier une partie d’entre eux aux gendarmes n’ont-ils qu’un lien ténu avec ces derniers développements. Au fil des ans, ce territoire rural s’impose comme le nouveau pré carré de la sphère alter. A l’instar de Notre-Dame-des-Landes ou de Sivens, Bure agrège une grande diversité de militants, certains très jeunes et parfois prêts à en découdre avec le renfort occasionnel de black blocs. Il n’empêche, à mesure qu’apparaissent les failles technologiques du dossier Cigéo, la défiance s’accentue au point qu’elle pourrait constituer un sacré caillou dans la chaussure de Nicolas Hulot.
Les organisateurs du rassemblement du week-end n’ont d’ailleurs pas manqué de rappeler l’hostilité dont celui-ci faisait montre il y a peu à l’encontre du projet de stockage : « Cigéo Bure, je dis non ! », martelait alors celui qui n’était pas encore ministre, en cautionnant une pétition. Aux affaires, Hulot se fait plus discret, lorsqu’il ne met pas de l’eau dans son vin. « Mon travail, c’est de vérifier que [le] stockage se fasse dans des conditions de sécurité absolue », confiait-il dernièrement. Un casse-tête en réalité pour celui qui, faute de pouvoir rétropédaler, pourrait bien être tenté de jouer la montre… contre l’éternité.
Xavier BROUET xavier.brouet@republicain-lorrain.fr

G20 : Les politiques se préparent, manifestants et policiers aussi envoyé par blackblocs le 06/07/2017 @ 08:40
Avec la tenue du G20, vendredi et samedi, à Hambourg (Allemagne), plusieurs manifestations sont prévues, alors ques des échauffourées ont eux lieu avec les forces de l’ordre depuis dimanche dernier. Retour sur les événements emblématiques d'une défiance quasi-systématique lors de grands rendez-vous internationaux.

8 000 manifestants anti-G20, selon la police allemande, sont attendus cette semaine à Hambourg à l’occasion du sommet qui aura lieu vendredi et samedi. 20 000 policiers sont déployés pour assurer la sécurité de l’événement.Tout au long de la semaine, un contre-G20 est organisé par des opposants qui prévoient la tenue de manifestations, conférences et autres ateliers « alternatifs » et anticapitalistes.

Dimanche 2 juillet, 10 000 personnes, selon les organisateurs du mouvement, manifestaient dans la ville pour s’opposer à la tenue du sommet. Dans la même soirée, les premiers échanges tendus ont eu lieu avec la police lorsque des opposants ont voulu établir un campement « anticapitaliste » dans un parc de la ville, en ajoutant des tentes à côté des « points d’infos », toilettes sèches, et barnums déjà installés. La police a rapidement « nassé » les récalcitrants avant d’arrêter plusieurs personnes.

https://twitter.com/akraland/status/882012610517909504

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